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Toutes les images que vous verrez dans cet article sont issues de VIRILIS MENTIS PRIME, (en cours d’édition) un corpus visuel et conceptuel traversant mes pensées au sein de son Artefact Edition.
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Je rêve d’un monde où la curiosité devient une noblesse,
et où le discernement apprend aux opposés
à coexister sans s’annuler.
Je viens des angles morts,
là où le chaos cherche encore son langage,
et j’ai trouvé dans le silence habité
un lieu pour entendre ce que le bruit recouvre.
Subjectivement, je ressens.
Objectivement, j’interroge.
Projectivement, j’imagine.
Adjectivement, je nuance.
Intersubjectivement, je relie.
Je ne prétends pas saisir l’insaisissable.
Je structure seulement une cohérence
pour que la vérité puisse l’habiter…
Ou non
…
Par un verbe vertical qui pense à voix écrite, pour que le monde redevienne enfin lisible.
🔬-[❓ Pour celles et ceux qui souhaitent contribuer discrètement à cette recherche, un court questionnaire (≈ 3 minutes) est proposé ci-dessous. Il alimente mes enquêtes.
⚠️ L’Épicothérapie n’est pas une thérapie clinique. C’est une pratique d’individuation symbolique par laquelle le sujet transforme son vécu en récit structurant, en dialogue archétypal et en architecture transmissible.
Sa molécule active n’est donc pas l’écriture seule, mais l’écriture orientée par une cartographie intérieure : visualiser ses figures, dialoguer avec ses archétypes, puis convertir cette matière vécue en forme signifiante.
Elle ne remplace ni un soin médical, ni une psychothérapie, ni un accompagnement clinique. Elle relève plutôt d’une mythopoétique de soi : une manière d’habiter, d’organiser et de transmettre son expérience intérieure sans la réduire à un symptôme.
🜁 L’ÉTINCELLE 🜅
☑ UN PÈRE, UN FILS, ET LES PREMIÈRES ÉPOPÉES.
« L’enfant est le père de l’homme. »
— William Wordsworth
🜁 Il était une fois, bien avant Le Verbe Vertical, bien avant Substack, bien avant l'épicothérapie, un petit garçon assis aux côtés de son père. Nous étions au début des années 90. J'avais à peine trois ou quatre ans. Les cassettes VHS tournaient dans le magnétoscope et, sur l'écran, défilaient Hercule, Jason et la Toison d'Or, Samson et Dalila, Ulysse, Achille, les Cyclopes, les monstres, les héros, les dieux et les royaumes perdus. Je ne regardais pas simplement des films : j'entrais dans des mondes. Quand mon père me disait que ces créatures existaient « à l'époque », je comprenais autre chose. Je croyais réellement qu'elles avaient foulé la terre avant nous. Et quelque part, dans mon regard d'enfant, elles étaient plus vraies que le réel lui-même. Aujourd'hui, alors que j'écris ces lignes en écoutant la musique de Gladiator, je contemple cette image construite à partir d'une véritable photographie de mon père et d'une véritable photographie de moi enfant.
Je pensais écrire quelques mots ; j'ai fini par pleurer. Longtemps. Parce que soudain, j'ai compris quelque chose. J'ai compris que l'élan épique qui traverse toute ma vie n'est pas né dans les livres, ni dans les concepts, ni dans les théories.
✨Il est né là.
Dans ce salon. Dans ces soirées ordinaires qui paraissaient banales sur le moment et qui, avec le temps, sont devenues sacrées. Mon père nous a quittés il y a sept ans. Je ne revivrai jamais ces instants. Mais aujourd'hui, en reposant le miroir de l'individuation sur moi-même, je vois enfin l'origine de cette flamme. Peut-être que l'épicothérapie n'est rien d'autre que cela : retrouver l'étincelle première, la reconnaître, puis la transformer en lumière afin qu'elle continue de vivre à travers les récits que nous transmettons aux autres. Alors, avant de commencer cette aventure, je voulais rendre hommage à celui qui, sans le savoir, a allumé la mienne. 🜅
Papa,
Merci pour ces soirées dont je ne comprenais pas encore la valeur.
Merci pour les héros, les monstres et les mondes que nous avons traversés ensemble.
Merci pour cette flamme qui brûle encore en moi aujourd’hui.
Si mes lecteurs trouvent un jour de la lumière dans mes récits, alors une part de cette lumière viendra de toi.
Je t’aime.
Merci pour tout, Papa.
☑ LA CONSTRUCTION DE SOI
« Les rêves sont les mythes privés ; les mythes sont les rêves publics. »
— Joseph Campbell
🜁 Il existe déjà un récit beaucoup plus détaillé de mon parcours dans les rubriques Le Silence Habité et La Subsistance Alignée, au sein de la mythopoïèse épicothérapeutique. Mais pour comprendre l’épicothérapie, un aveu est nécessaire. Pendant une grande partie de ma vie, chaque effort important s’accompagnait d’une histoire intérieure. Lorsque j’étudiais tard le soir, lorsque je m’entraînais jusqu’à l’épuisement, lorsque je courais des kilomètres sous la pluie ou le froid, je n’étais jamais totalement seul. Mon esprit projetait constamment des récits. Je ne me voyais pas comme un homme ordinaire accomplissant une tâche ordinaire.
Je me voyais face à l’impossible.
Tantôt un guerrier affrontant un lion gigantesque. Tantôt un voyageur traversant des terres hostiles. Tantôt un David défiant son Goliath. Ces images n’étaient pas une fuite du réel ; elles étaient un moteur. Elles donnaient un sens à l’effort, une forme à la souffrance, une direction au dépassement de soi. Avec le recul, je comprends que la mythologie n’était pas seulement quelque chose que je regardais enfant. Elle était devenue une manière d’habiter le monde. Sans le savoir, je transformais déjà mon existence en récit, et chaque difficulté en épreuve initiatique.🜅
Je l’avoue avec une certaine pudeur.
Il est étrange de dévoiler les images qui peuplent nos paysages intérieurs.
On craint parfois l’incompréhension lorsqu’on expose ses mythes personnels.
On se sent vulnérable lorsque le symbole quitte le silence pour devenir parole.
Mais la sincérité exige parfois de montrer ce qui nous a réellement construits.
Et l’épicothérapie commence précisément là : dans le courage de regarder ses propres récits en face.
🜁 OÙ EST MA PLACE ? 🜅
☐ DANS UN MONDE QUI VA TROP VITE
« Celui qui veut être lui-même ne peut demeurer dans le troupeau. »
— Friedrich Nietzsche
🜁 Pendant longtemps, je me suis demandé où était ma place. J’ai touché à de nombreux domaines, exploré des disciplines variées, accumulé des expériences parfois très éloignées les unes des autres. Là où certains trouvaient leur équilibre dans une spécialisation, je fonctionnais davantage par intégration. J’avais besoin de relier les idées, de faire dialoguer les savoirs, de construire des ponts entre des territoires que l’on présentait comme séparés. Cette manière d’être m’a souvent rendu difficile à lire. Trop scientifique pour certains, trop philosophique pour d’autres. Trop entrepreneur pour les universitaires, trop théoricien pour les praticiens. Plus le temps avançait, plus le décalage grandissait entre ma manière de fonctionner et les structures qui m’entouraient. J’avais également le sentiment, peut-être juste, peut-être partiellement erroné, qu’il fallait constamment prouver davantage. Prouver sa valeur. Prouver sa légitimité. Prouver sa compétence. Alors j’ai travaillé plus, étudié plus, entrepris plus. Mais à force de chercher une place dans un système qui ne me ressemblait pas, une autre question a fini par émerger :
et si le problème n’était pas de trouver ma place, mais de la créer ?
Et si je passais mon temps à demander une reconnaissance à des structures que j’avais moi-même placées sur un piédestal ? Progressivement, j’ai compris que je n’étais ni supérieur ni inférieur ; simplement différent dans ma manière de penser. Le monde avançait vite. Peut-être trop vite. Et à force de vouloir suivre tous les rythmes à la fois, je me suis épuisé. Mais de cet épuisement est née une évidence : certaines personnes ne trouvent pas leur place. Elles sont contraintes de la bâtir. 🜅
J’ai longtemps cherché un chemin déjà tracé,
Mais mes pas dessinaient leur propre destinée.
J’ai voulu appartenir aux cartes des autres voyageurs,
Mais mon horizon naissait ailleurs, à l’intérieur.
Alors j’ai cessé de demander où était ma place.
Et j’ai commencé, pierre après pierre, à bâtir mon espace.
🜁 SURVIE PSYCHIQUE 🜅
☐ LE PARCOURS D’INDIVIDUATION
☑ LES ARCHÉTYPES INTÉRIEURS
« Celui qui regarde à l’extérieur rêve ; celui qui regarde à l’intérieur s’éveille. »
— Carl Gustav Jung
🜁La sclérose en plaques est arrivée comme un coup d’arrêt brutal. En quelques semaines, ce qui me semblait solide est devenu fragile. J’ai perdu l’usage de mes jambes. J’ai eu des difficultés à articuler. J’ai connu les crises d’angoisse, la peur de mourir, les couloirs d’hôpitaux, les examens, les incertitudes. J’ai vu des personnes souffrir autour de moi. J’ai lié amitié avec un jeune patient qui, quelques mois plus tard, est décédé d’un cancer. J’ai découvert une proximité avec la mort que je n’avais jamais connue auparavant. Plus surprenant encore, j’ai vu certaines présences disparaître alors que je pensais pouvoir compter sur elles, tandis que d’autres, inattendues, sont venues tendre la main. Tout s’est ralenti. Toutes mes certitudes se sont effondrées. Je ne pouvais plus simplement continuer à avancer comme avant. Il fallait reconstruire. J’ai commencé à interroger mon rapport à Dieu, à la religion, à la spiritualité, à la métaphysique, à la psychologie, à l’anthropologie. J’ai voulu comprendre ce qui survivait lorsqu’une identité vacille. C’est à cette époque que j’ai commencé à explorer sérieusement les archétypes.
J’avais l’impression d’être fragmenté,
comme si après cet crise existentielle, plusieurs forces psychiques cohabitaient en moi sans réellement dialoguer. L’Enfant Intérieur portait les blessures et les besoins fondamentaux. Le Héros Intérieur trouvait le courage d’avancer malgré la peur. Le Sage Intérieur cherchait du sens dans le chaos. Le Juge Intérieur évaluait mes actes, mes responsabilités et mes contradictions. Le Démon Intérieur révélait les colères, les pulsions et les ombres que je refusais parfois de regarder. Et, au loin, l’Enfant Transcendé représentait la réconciliation possible entre toutes ces dimensions. C’est dans cette traversée qu’est née l’épicothérapie : l’art de transfigurer ses blessures en lumière avec une forme de grandiloquence assumée. Non pour embellir la souffrance, mais pour lui donner une direction. Quelque chose en moi refusait de disparaître. J’ai trouvé ce point d’appui dans l’écriture. Depuis lors, Virilis Mentis Prime est devenu une cartographie intérieure, un parcours d’individuation, une manière de relancer les dés et de transformer une crise en chemin initiatique.. 🜅
Lorsque mes certitudes tombèrent une à une,
Je crus un instant que la partie était perdue.
Mais sous les ruines demeurait une braise discrète,
Un souffle obstiné refusant la défaite.
J’ai vu mes ombres, mes peurs et mes fragments se réunir,
Et c’est dans la nuit que j’ai réappris à devenir.
🜁 SUBSTACK 🜅
— LE VERBE VERTICAL
☑ CORPUS VIVANT
« Les hommes bâtissent trop de murs et pas assez de ponts. »
— Isaac Newton
🜁 Après l’hôpital, après les diagnostics, après les rééducations, après l’effondrement de mes certitudes, il a fallu reconstruire. J’ai écrit. D’abord pour survivre, puis pour comprendre, puis pour transmettre. Peu à peu, un livre est né. Un livre étrange, excessif peut-être, rempli d’illustrations, de symboles, de récits, de cartes mentales et d’architectures intérieures. J’avais même imaginé un véritable artefact éditorial, un objet presque impossible à publier sous sa forme initiale. En cherchant comment donner corps à cette vision, j’ai découvert Substack. Et ce qui devait n’être qu’un support est devenu un prolongement naturel de mon univers. Car certaines pensées ne tiennent pas dans un post, ni dans une vidéo, ni dans une publication éphémère. Elles demandent de l’espace, de la profondeur, du temps. Substack m’a offert cela.
Un lieu où la pensée peut respirer.
Un lieu où l’on peut construire un corpus vivant. Je croyais écrire un livre ; je me suis retrouvé à bâtir une œuvre-monde. L’individuation épicothérapeutique, la mythopoïèse, les analyses archétypales, les récits personnels, les réflexions historiques, les manifestes, les explorations philosophiques : tout cela s’est mis à dialoguer dans un même espace. Ma pensée a toujours été transversale, intégrative, difficile à enfermer dans une seule case. Pour la première fois, je n’avais plus besoin de la réduire. Aujourd’hui, mon corpus nourrit Substack, et Substack nourrit mon corpus. L’ensemble forme un organisme vivant qui continue d’évoluer avec moi. J’y affine mon art, j’y affine ma pensée, j’y affine ma voix. Et surtout, je prends mon temps. Je ne suis plus dans la précipitation. Le meilleur reste à venir. Si certains lecteurs travaillent dans l’univers du worldbuilding, de la narration, du jeu vidéo, de la conception d’univers ou des architectures imaginaires, qu’ils n’hésitent pas à me contacter. Car je crois avoir enfin trouvé ce qui m’anime profondément : construire des mondes, des récits et des cartographies de sens. Peut-être même que j’ai trouvé ma vocation. Voici d’ailleurs quelques fragments de l’Artefact Édition et de la civilisation intérieure que j’ai commencé à bâtir : celle des Épicus. Si cette aventure vous intrigue, je vous invite à poursuivre l’exploration. Après tout, c’est ainsi qu’une part de mon psychisme a survécu : en trouvant refuge dans l’imaginaire.🜅
Longtemps j’ai cru écrire pour réparer mes blessures,
Puis j’ai compris que j’étais en train de bâtir une architecture future.
Chaque texte est devenu une pierre, chaque symbole une fondation,
Chaque lecteur rencontré une nouvelle constellation.
Le chemin est encore long, mais je n’ai plus besoin de courir.
Car lorsque l’on construit un monde vivant, le temps devient un allié pour grandir.
Merci à ceux qui marchent déjà dans cette aventure.
Et bienvenue à ceux qui n’en aperçoivent encore que l’ouverture.
QTLX — JOURNAL D'ATELIER
☑ UN PÈRE, UN FILS, ET LES PREMIÈRES ÉPOPÉES.
☑ LA CONSTRUCTION DE SOI
☐ DANS UN MONDE QUI VA TROP VITE
☐ LE PARCOURS D’INDIVIDUATION
☑ LES ARCHÉTYPES INTÉRIEURS
☑ CORPUS VIVANT
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🜁 INSPIRATIONS BIBLIOGRAPHIQUES 🜅
🜁 Le Héros aux mille et un visages — Joseph Campbell (1949)
Une cartographie magistrale des structures universelles du récit initiatique. Campbell montre comment les mythes, les légendes et les épopées du monde entier reposent sur des motifs récurrents : l’appel, l’épreuve, la descente, la transformation et le retour. Une référence essentielle pour penser l’Épicothérapie comme un parcours de métamorphose où la blessure devient passage et où l’existence elle-même peut être vécue comme une aventure initiatique. 🜅
🜁 Les Techniques du corps — Marcel Mauss (1934)
Un texte fondateur de l’anthropologie moderne qui révèle que nos gestes, nos postures, nos manières d’habiter le monde sont culturellement façonnés. Mauss permet de comprendre que l’identité n’est jamais purement individuelle : elle est incarnée, héritée, ritualisée. Une lecture précieuse pour relier les archétypes intérieurs à la manière dont un être construit son rapport au corps, au monde et à sa propre légende personnelle. 🜅
🜁 Le Souci de soi — Michel Foucault (1984)
Dans cet ouvrage majeur, Foucault explore les pratiques antiques par lesquelles l’individu façonnait son existence comme une œuvre. Il ne s’agit plus seulement de connaître la vérité, mais de se transformer soi-même. Cette perspective éclaire l’Épicothérapie comme une esthétique de l’existence : un travail conscient de mise en forme de sa vie, où l’écriture, la réflexion et la symbolisation deviennent des outils de construction intérieure et d’individuation. 🜅
🜁 La Poétique de la rêverie — Gaston Bachelard (1960)
Une exploration profonde de l’imagination comme faculté de création existentielle. Pour Bachelard, les images ne sont pas des ornements de l’esprit : elles sont des forces qui organisent l’expérience, nourrissent l’identité et ouvrent des mondes intérieurs. Cette approche permet de penser l’Épicothérapie comme un art de la rêverie structurée, où les symboles, les récits et les figures archétypales deviennent des instruments de transfiguration de soi. 🜅
🜁 Le Verbe Vertical ne s’explique plus… Il se traverse🜅










Merci a toi pour cet article qui m'a laisser sans voix tellement je suis tombee amoureuse de ton imaginaire. Ce passage m'a particulierement touchee 🤍✨️ " Car je crois avoir enfin trouvé ce qui m’anime profondément : construire des mondes, des récits et des cartographies de sens. Peut-être même que j’ai trouvé ma vocation."
Je suis heureuse de voir que tu as enfin trouver ta voie et je te souhaite d'explorer encore pleins de contrees aussi profondes et pleine de sens. Merci pour tout. Fatima