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Avatar de Alexander DJIS

Belle analyse, merci pour ce partage qui nous invite effectivement à préciser plusieurs éléments. Tout d’abord, il est possible qu’il y ait de nombreuses parties à ce dialogue, car notre objectif n’est pas d’apporter rapidement une réponse définitive, mais de pousser aussi loin que possible la question initiale et ses ramifications. Le nombre de publications n’est donc pas fixé à l’avance. Nous avons simplement établi que chaque échange ne dépasserait pas cinq à six minutes de lecture, afin de rester compatible avec la capacité d’attention des lecteurs, d’autant plus lorsque les sujets deviennent conceptuellement denses.

Je ne te garantis donc aucune résolution définitive à cette entreprise, seulement le témoignage d’un échange sincère, que nous espérons suffisamment rigoureux et vivant pour rendre cette traversée intellectuellement féconde.

Tu as également très bien identifié la divergence implicite concernant la nature du symbole. Dans mon référentiel, le symbole naît effectivement d’une relation à une signification sans être cette signification elle-même, un peu comme une carte dépend d’un territoire sans jamais se confondre avec lui.

Le symbole reste alors une articulation entre :

– un support,

– une notion,

– et un système d’interprétation.

Mais derrière un même signifiant peuvent coexister plusieurs niveaux de lecture, plusieurs projections possibles, voire plusieurs signifiés partiels. Cette ouverture fait la richesse du symbole, mais peut aussi devenir dispersion si celui-ci est isolé du système symbolique dans lequel il prend sens. Autrement dit, un cercle n’est pas encore un symbole en lui-même. Il le devient lorsqu’il entre dans une architecture de significations plus vaste, historiquement, culturellement ou spirituellement structurée.

Et c’est probablement là que la question devient réellement intéressante : à partir de quel moment un système symbolique cesse-t-il simplement d’organiser du sens… pour commencer à orienter une manière d’habiter le réel ?

La suite dans le prochain article…

Avatar de Didi_XIXème

La colonne vertébrale du texte est un chassé-croisé de questions qui s'articulent autour de quatre thématiques : l'ancrage avec la définition des cinq registres, la rigueur où il est rappelé que le symbole est déjà situé culturellement, la complexification avec ses archétypes et la dérive avec sa dimension éthique.

Autour de cet axe, une question centrale : "comment relier les registres sans dissoudre le réel ?"

Seulement, au fur et à mesure que l'on lit l'article, elle semble progressivement abandonnée. La question de départ ne semble pas résolue. Sera-t-elle traitée intégralement dans le second article dédié au discernement ?

De plus, le terme «registre» est évoqué mais pas réellement défini. Est-ce une «couche d'expérience»? Si oui, qu'est -ce qui différencie une couche d'une autre ? Est-ce un niveau d'analyse ?

Une autre tension qui a surgi, celle relative au symbole. Vous semblez avoir deux définitions différentes.Pour Alexander Djis, le symbole semble naître de la rencontre du support et de la notion, tandis que pour le Verbe Vertical, il semble être une sorte d'archetype («attracteur psychique »). Deux sens semblent coexister. Or, «comment articuler différents niveaux de lecture du réel sans les confondre ni les isoler ?» ou du moins, prétendre le «démontrer» ( comme le précise l'article en incipit), alors que le pivot central de la question est déjà une source de divergence entre les deux philosophes alors qu'ils prétendent répondre en collaboration à une question commune dans une «tentative de cohérence»?

J'ai également noté une petite ambivalence dans le chapitre "rigueur" et "dérive". Le symbole est défini comme étant la "rencontre entre une notion et un support." Or, dans "dérive", il faut subitement «distinguer le symbole de la notion qu'il tente de porter." Si le symbole naît de la rencontre avec une notion, on ne peut plus les séparer sans défaire l'affirmation soutenue dans "rigueur"!

Merci pour cet article, il est très stimulant et laisse entrevoir une seconde partie pleine de réponses. Beau travail 👍

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