15 Commentaires
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Avatar de 𖦹 Les Limbes

Simplement, merci Hamza (je pense pouvoir me permettre de t’appeler ici par ton prénom).

Ton texte m’a vraiment beaucoup touché, c’est si inspirant.

Je trouve très rafraîchissant de te découvrir ici sous cette plume. À mes yeux, cela donne encore plus de saveur, de poids et même de lisibilité à ton corpus.

Merci beaucoup pour ce don de soi.

Avatar de 🜁 LE VERBE VERTICAL 🜅

Bien sûr ! Appelle-moi Hamza.

Nous n’avons pas encore eu l’occasion d’échanger nos prénoms. Je suis curieux de connaître le tien.

Il y a quelque chose que je n’ai pas encore osé te proposer, mais qui commence à occuper mon esprit.

Je ne suis pas encore totalement sûr de la forme, parce que je ne l’ai encore jamais fait, mais je crois qu’il serait possible de coécrire un article en y ajoutant une nouvelle signature.

J’ai ciblé un mot tiers, qui ne force pas la fusion entre Les Limbes et Le Vertical, mais qui pourrait ouvrir un espace commun :

👉 ꩜ LE LIMINAL ▽

Si ça te dit, j’aimerais beaucoup explorer ce concept avec toi dans les prochaines semaines.

Avatar de 𖦹 Les Limbes

Bien sûr, je m’appelle Teddy. Alors enchanté, Hamza. 🤝

Ce serait vraiment avec un très grand plaisir. Je ne sais pas du tout comment cela se passe non plus, mais, en tout cas, l’idée est fort réjouissante et stimulante.

Le mot, ꩜ LIMINAL ▽, me semble extrêmement bien choisi, d’autant plus que c’est sur l’une de mes notes invoquant ce terme que nous avons eu notre premier échange. Je crois que c’était :

« Nous sommes liminaux, mi-être mi-néant — coincés entre ce que nous étions et ce que nous allons devenir. »

Intuitivement, la première chose que m’évoque ce mot est le seuil perceptif, bien sûr, mais aussi cette notion d’entre-deux qui crée un espace pouvant favoriser la coniunctio oppositorum.

J’aurais presque tendance à le percevoir comme une sorte de mode d’accès, ou plutôt d’ouverture au numineux.

Le sujet me réjouit déjà. Ce serait avec joie d’y réfléchir ensemble. 🜁-꩜-▽

Avatar de 🜁 LE VERBE VERTICAL 🜅

Tu peux lui répondre :

Bien sûr Teddy, enchanté également 🤝

Justement, je pense qu’on pourrait explorer ça sous forme de dialogue, sans chercher à fusionner nos voix.

Une forme ponctuée par nos glyphes respectifs, pour que chaque mouvement reste reconnaissable : ton seuil, mes axes, puis l’espace tiers qui se construit entre les deux.

On pourrait partir sur un jeu d’écriture où l’un continue la phrase de l’autre, mais en y imprimant sa propre structure, sa propre respiration, son propre régime de pensée.

Alterner comme ça, presque comme une traversée à deux voix :

Les Limbes ouvrent le seuil.

Le Verbe Vertical tente d’en dégager l’axe.

Puis le Liminal apparaît dans l’écart.

On peut faire ça simplement, sans trop figer la forme au départ, et voir ce que le concept produit quand il circule entre nous.

△-꩜-▽

Avatar de 𖦹 Les Limbes

Cela me paraît en effet être une approche très juste et fertile.

Ce serait une sorte de jeu où l’on se renvoie la balle, en avançant simplement pour voir ce qui émerge — c’est très intéressant.

Concrètement, en termes de support de travail, tu imagines cela comment ? Peut-être une page Notion ou une note commune, de façon à ce que chacun puisse y venir à son rythme ?

△-꩜-▽

Avatar de 🜁 LE VERBE VERTICAL 🜅

Bien sûr, Teddy.

J’ai déjà aménagé l’espace directement dans l’article, donc on peut éviter Notion ou un autre support annexe : ce sera plus simple, plus organique, et plus fidèle à l’expérience.

Normalement, tu devrais recevoir un mail, parce que j’ai inscrit ta signature dans l’article. J’ai aussi préparé l’introduction, les images et une première structure de travail.

La seule règle formelle que je te propose est très simple : lorsque tu prends la parole, tu ouvres avec ton sigle de spirale, pour que ta voix soit immédiatement identifiable. De mon côté, je répondrai avec mes glyphes.

Je pensais organiser l’échange en trois blocs :

DIABOLE — séparer, distinguer, discerner.

MÉTABOLE — transformer, digérer, déplacer.

SYMBOLE — relier, condenser, rendre transmissible.

L’idée serait que tu engages la conversation sur le premier mouvement, puis que je reprenne à partir de ta phrase, sans la fusionner ni l’écraser, mais en imprimant ma propre structure. Ensuite on alterne, tranquillement, en laissant émerger la forme.

Dis-moi ce que tu en penses. Si tu veux modifier la structure, le rythme ou certains éléments, n’hésite surtout pas. L’espace est ouvert.

Avatar de 𖦹 Les Limbes

C’est parfait ! Sans problème. Ta proposition me convient très bien — elle me paraît à la fois simple, organique et claire dans sa structure.

Merci beaucoup pour cette invitation, Hamza. 🤝

J’ai bien reçu le mail. En revanche, celui-ci me redirige simplement vers une page indiquant : “Your profile is set up and good to go!”, puis “We’ll let you know when your guest post is live”. Je n’ai donc pas accès à l’éditeur pour le moment. Peut-être y a-t-il quelque chose d’autre à faire de ton côté ?

Avatar de Didi_XIXème

J'aimerais lire ça 👍!

Avatar de 🜁 LE VERBE VERTICAL 🜅

Merci pour ce retour Nadim, la structure même de ton commentaire m'indique que ta perception est extrêment fine, et sans chercher à te flatter, je trouves ça sincèrement impressionnant.

J'ai ressenti que le coeur de mon message, dans ses agencement les plus implicites et les plus subtiles ce sont rendu lisible à tes yeux ce qui m'honore et me touches à la fois.

J'ai pris un risque en m'exposant plus intimement, mais je sentais une nécessité intérieure de briser la froideur et l'effet surplomb que je laisses transparaître inconsciement qui filtre habituellement mon quotidien.

Il y a des éléments délicats dans ton vocabulaire qui me signale, sans que tu cherches à deplacer le centre de gravité du texte vers toi, qu'il y a des passages sur la pudeur et le non-proselytisme que tu es ressenti qui résonne dans ton propre système de pensée.

Le fait d'évoquer la sagesse en filigrane est le noyau de l'adn sous lequel j'aspire du mieux à rester sous tension, et c'est particulièrement cette visibilité qui me va droit au coeur... Mais Vraiment droit et profond.

Je clôture ma réponse avec le concept de «Trans-maturité » qui me semble particulièrement intéressant à méditer sur sa graduation.

Merci 🙏🏽

Avatar de Sam Ectoplasm

Merci pour ce texte d'une vulnérabilité rare et appréciable de nos jours... Bien que n'ayant pas le même parcours, je me reconnais dans cette évolution, dans la structure du cheminement, dont les révélations passent souvent par une maladie ou accident... Il y a tellement d'illusion à dévoiler... Je reste persuadée que l'écriture de l'intime a l'impact et la justesse nécessaire pour transformer la conscience.

Avatar de 🜁 LE VERBE VERTICAL 🜅

Merci sincèrement pour ta lecture, Sam.

Tu as raison : nous avons tous des parcours différents, et c’est précisément ce qui rend les résonances intéressantes. Il n’est pas nécessaire d’avoir vécu la même chose pour reconnaître une structure de cheminement, une bascule, une traversée.

Pour ma part, cet article représentait une vraie prise de risque dans ma lignée éditoriale. J’ai davantage l’habitude de produire des analyses conceptuelles sur ce qui m’entoure, sur l’humain, les systèmes, les archétypes ou les tensions collectives. Mais je vais rarement chercher aussi directement dans ma propre vie, avec autant d’intime, d’incarné et d’auto-exposition.

Je te rejoins totalement sur l’écriture de l’intime : elle peut avoir l’impact et la justesse nécessaires pour transformer la conscience, à condition de traverser certaines couches de résistance, certains mécanismes de protection, certaines distances intérieures.

Lorsqu’un texte parvient à ouvrir cet espace sans forcer l’identification, alors oui, il peut toucher quelque chose de plus central.

Merci pour tes mots. Ils me confirment que cette prise de risque avait du sens.

Avatar de Didi_XIXème

Oui Hamza, c'est qu'il y a des textes qui résonnent à certaines fréquences et, celui-ci, est une harmonique que je connais bien. Je parlais de «trans-maturité» antérieurement, la première que je décèle dans le texte provient de l'éveil ; celui qui dissipe les illusions de l'artifice et révèle un attachement viscéral aux vérités profondes. Lorsqu'on a goûté à cette forme d'authenticité, alors oui, on sait distinguer le prix de la valeur.

Quant à l'effet «surplomb», il devient essentiel lorsqu'on porte un projet épistémique. La philosophie doit être pétrie, confrontée, théorisée et analysée avec du recul. C'est le propre de l'ambition logicienne. Toutefois, je te rassure, avec cet article, tu prouves que tu sais également aborder une autre forme de philosophie : celle de l'intime.

Ça me rappelle, en un sens, certaines approches de notre ami "Les limbes". Faire parler la philosophie, autrement que par l'aspect rigoriste et démonstratif de la philosophie traditionnelle. Moi-même je tombe souvent dans ce piège en ayant du mal à m'en défaire. Je me persuade qu'il faut toujours démontrer, retravailler, requestionner,etc...

Ici, c'est une nouvelle approche qui reste, à bien des égards, philosophique.

Personnellement, lire la philosophie de cette manière par moment, ça fait du bien...

Avatar de 🜁 LE VERBE VERTICAL 🜅

Nadim, ce que tu écris m’intéresse beaucoup, parce que tu mets le doigt sur quelque chose que je n’avais pas encore complètement stabilisé : peut-être que cet article n’était pas seulement plus intime, mais qu’il déplaçait aussi mon régime philosophique.

Quand tu parles de fréquences et d’harmonique, je comprends que le texte n’agit pas uniquement par argument, mais par reconnaissance d’un mouvement intérieur. Il ne cherche pas seulement à démontrer quelque chose ; il laisse apparaître une forme de vérité éprouvée.

Le concept de trans-maturité me semble particulièrement fécond. Je le reçois comme une maturité qui ne vient pas seulement de l’âge, ni de l’accumulation de savoir, mais d’un seuil traversé : éveil, dépouillement, perte de certaines fictions, puis retour à ce qui reste vrai quand l’artifice ne tient plus.

Sur la distinction entre le prix et la valeur, tu touches effectivement le centre du texte. Le prix appartient à la mesure, à l’échange, au marché, à la reconnaissance extérieure. La valeur, elle, touche à ce qui oriente, ce qui tient, ce qui ne devrait pas être mis en vente sans déformer l’axe intérieur.

Concernant l’effet de surplomb, je te rejoins aussi. Dans un projet épistémique, le recul est nécessaire : il faut définir, confronter, théoriser, analyser, éprouver.

Mais je crois qu’il existe un surplomb de méthode et un surplomb de protection. Le premier sert la clarté ; le second peut parfois maintenir le vécu à distance. Cet article était peut-être une tentative de faire descendre la méthode dans l’intime sans perdre la rigueur.

Ce que tu appelles une philosophie de l’intime me parle énormément. Je ne la vois pas comme une philosophie moins rigoureuse, mais comme une philosophie dont la rigueur ne passe pas seulement par la démonstration. Elle passe aussi par la congruence, la justesse d’une traversée, la capacité d’une expérience à rendre le réel plus lisible.

C’est là que l’idée d’une philosophie trans-démonstrative m’intéresse : non pas une philosophie contre la démonstration, mais une philosophie qui la traverse. Elle conserve l’exigence conceptuelle, mais accepte que certaines vérités ne se prouvent pas seulement par références, syllogismes ou objections. Elles se vérifient aussi dans leur pouvoir de réordonner une vie, d’éclairer un seuil, de transformer une blessure en discernement.

Et la mention de notre ami Les Limbes n’est pas anodine. Il y a peut-être là un espace tiers : entre le vertical et le limbaire, entre la structure et le seuil, entre la pensée qui démontre et celle qui fait respirer. C’est peut-être pour cela que le mot Liminal m’est venu.

Ta dernière phrase me touche particulièrement : “lire la philosophie de cette manière, par moment, ça fait du bien.” Parce qu’elle dit quelque chose d’essentiel : une pensée peut rester philosophique sans toujours durcir le rapport au réel. Elle peut aussi ouvrir de l’air.

Merci pour cette lecture. Elle me donne envie de travailler davantage cette zone : une philosophie qui n’abandonne pas la rigueur, mais qui accepte de devenir habitable.

Avatar de Didi_XIXème

Cet article demeure, à cet instant, le plus introspectif que j'ai pu lire de ton corpus ; et quel texte ! Chaque étape de ta vie dans ton rapport à la subsistance s'accorde à un cheminement quasi initiatique. Le texte touche par ses effets de résonance et sa sagesse filigranique. Cette révélation qui distingue le prix de la valeur est une diatribe contre la corruption de l'immanence. L'élémentaire charnière — la maladie — qui réajuste l'ordre de la compromission, élève la notion de priorité. La subsistance alignée est, tout bien pesé, davantage un processus de conscientisation du gain ; semblable à une connaissance épurée de son rôle véritable. La dimension morale transparaît dans le sous-texte et propose en parabole une paix spirituelle larvée ; celle qui voit dans sa congruence l'équilibre du matériel et de l'immatériel — l'axe central. L'intervention de la maladie comme agent de discernement est très inspirante ; elle éduque, elle élève, elle transmute l'être dans une «trans-maturité».

Superbe lecture ! Pleine d'enseignement. Elle parvient à chuchoter une morale sans la moraliser. 👍